Alors que le Conseil de Paris a adopté lundi un vœu du groupe socialiste et radical de gauche dénonçant la plus-value réalisée par le fonds de pension américain Carlyle grâce à l'Etat avec l’ancien immeuble de l'Imprimerie nationale dans le quinzième arrondissement de Paris, il convient de rappeler que Carlyle fait aussi de bonnes affaires à Montreuil. L'aventure de Carlyle commence à Montreuil avec le rachat de l'immeuble le Valmy (celui où va s'installer le Ministère des Finances...) à une filiale de Goldman Sachs et revendu avec une confortable plus-value à Gecina. ( info sur le site de Carlyle : http://www.carlyle.com/eng/fund/portfoliofundgroupl5-2446.html en bas de la page).
Que faire de cette plus-value de plusieurs millions d'euros? Carlyle a trouvé un nouveau filon en rachetant la tour Urssaf (en plein coeur de ville). Cette tour est en train d'être rénovée par Meunier pour le compte de Carlyle puis sera louée (la Ville étudie d'ailleurs la possibilité d'y regrouper ses services administratifs ) avant d'être revendue à un autre investisseur avec une belle plus-value !
De cette histoire, malheureusement bien banale dans le secteur de l'immobilier dominé par des fonds d'investissement aux moyens gigantesques, on tirera 2 leçons :
1°) la Municipalité ne mentionne jamais le nom de Carlyle quand elle parle de la tour Urssaf mais uniquement de Meunier, filiale de BNP Paribas : ça sent moins le souffre...
2°) Le combat contre la "spéculation immobilière" à Montreuil se focalise davantage sur la vente de biens immobiliers d'habitation (la menace du fameux droit de préemption) que sur les millions d'euros empochés par un fonds d'investissement américain à la réputation un peu douteuse (voir le film de Michael Moore Farenheit 9/11)
J'attends avec impatience que le prochain conseil municipal adopte un voeu similaire à celui du Conseil de Paris...
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